La vulnérabilité

Photo de Nan Goldin

J’ai regardé une interview sur la vulnérabilité il y a quelques temps, une interview de Brené Brown. J’ai trouvé ça tellement vrai, et réaliste, et honnête que je voudrais parler un peu de ça avec vous.

Elle dit que dans notre société on est supposés à la fois éviter d’être vulnérable et être courageux.

Que la plupart du temps on n’arrive pas à combiner ces deux aspects et que l’on finit par faire semblant d’être solide. Et soyons réalistes, on sait tous vers quels sentiments cela nous emmène d’essayer d’être fort (et je dirai peut être même qu’en France on est des champions avec ce genre d’attitude). Ce sont le cynisme, la moquerie, la critique, l’arrogance. Mais si on cherche un peu mieux à définir la vulnérabilité c’est simplement être d’accord avec le fait que l’on doive faire des choses difficiles qui peuvent nous mettre dans une situation d’inconfort. Et c’est en quelque sorte être courageux que de faire face à ce genre de situation.

Dans ce cas pourquoi la vulnérabilité est-elle considérée comme une faiblesse ? Cette peur constante de faire des choses est fatigante. Et pourtant je pense qu’on peut se mettre d’accord sur le fait qu’en général les meilleures opportunités, les meilleures réalisations et les meilleurs moments de notre vie sont le résultat d’incertitudes envers les choses, les autres et nous même. Et peut être que comme ça ça paraît tout pourri, certes, mais je ne sais pas, en général on en tire une sorte d’accomplissement et on est fier de l’avoir fait. Même si c’était dur, gênant ou inconfortable.

Elle montre aussi qu’il n’y a pas de créativité sans vulnérabilité. Et c’est tellement quelque chose à laquelle je suis en accord et j’ai dû faire face. Et peu importe que l’on soit dans un milieu créatif ou non, on peut tous s’y identifier puisqu’à un moment donné on a recours à la créativité dans notre vie professionnelle ou personnelle.

Il y a beaucoup de choses à dire sur ce sujet, et je pense que j’y reviendrais donc je vous laisse sur une citation de Theodore Roosevelt jusqu’à la prochaine fois :

“It is not the critic who counts; not the man who points out how the strong man stumbles, or where the doer of deeds could have done them better. The credit belongs to the man who is actually in the arena, whose face is marred by dust and sweat and blood; who strives valiantly; who errs, who comes short again and again, because there is no effort without error and shortcoming; but who does actually strive to do the deeds; who knows great enthusiasms, the great devotions; who spends himself in a worthy cause; who at the best knows in the end the triumph of high achievement, and who at the worst, if he fails, at least fails while daring greatly, so that his place shall never be with those cold and timid souls who neither know victory nor defeat.”

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