Corps de l’esprit

Photo de Kenny Sweeney

Photo by Kenny Sweeney

Un peu de Franck Ocean, c’est beau. Je l’ai mise ici parce que je ne la trouve pas sur soundcloud…

Aujourd’hui on va discuter relation avec son corps. Ne pars pas, je ne vais surement pas parler complexes ou régimes, pas mon style. Je voulais juste montrer du doigt que non on ne vit plus un. Ce que ça signifie c’est que je trouve que l’on a complètement perdu notre unité. Il fut un temps, qui je crois n’était qu’à quelques années de cela, notre corps c’était nous, notre esprit aussi. Et pas deux entités différentes, deux étrangers. On ressentait notre corps de manière différente. Tout simplement on ne vivait pas dedans, on..comment expliquer ça, on ne dissociait rien. Notre corps était un merveilleux outil mais on ne s’en rendait pas compte. Enfant, tu cours partout en rigolant et à moins que tu tombes et que tu te fasses mal, tu ne vois pas ton corps. Tu ressens aussi bien les choses, voire mieux mais ton corps n’a aucune espèce d’importance.

Breath Confidential, Superbytimai

Kayden, qui découvre la pluie

Et je me suis demandée pourquoi ça ne marchait plus comme ça. Je pense que l’importance du corps dans notre société a un impact mais je crois que c’est autre chose. En dehors des complexes, d’être « obligé » de s’afficher je crois que la part la plus importante c’est la perte de connexion avec le naturel, l’état brut.

Bien sûr pour beaucoup de personnes ce sont des problèmes liés à l’apparence mais alors les autres ?

Tu vis sans égards vis à vis de ton enveloppe (quoique maintenant les jeunes ont de plus en plus de problèmes d’image…super nouvelle ça) et ensuite il y a une coupure. Avec l’adolescence la puberté, bonjour le changement de corps, les hormones et les « problèmes ». J’ai l’impression d’être une des chanceuses/chanceux pour qui grandir et changer n’a pas vraiment posé de problèmes.

Un poème court (peut être qu’on peut appeler ça un haïku alors ?) écrit par Charly Cox. J’ai trouvé ça marrant et en même temps un peu triste.

11.01.15
Oh Kale leaves
How you depress me
I only eat you
So boys want to
Undress me.

Je crois que la pièce manquante c’est la dissociation complète du naturel, de notre état primaire en tant qu’être humains, comme si la magie du fonctionnement de notre corps et de sa beauté avait complètement disparue. Alors je ne sais pas où on a perdu ça, si c’est un dommage collatéral de l’éducation ou bien si  génération après génération on s’est éloigné (ou on a repoussé) cet état d’esprit du ressenti au profit du contrôle mais j’avoue que je ne sais pas vraiment quoi en penser. Est ce qu’il faut retrouver tout ça ou non ? Comment ça se passe pour la suite ?


 

 

A little bit of Franck Ocean, that’s beautiful. I put it here because I can’t find it on soundcloud…

Today we’re going to talk relationships with our bodies. Don’t leave, I am surely not going to talk about complexes or diets, not my style. I just wanted to point out that no we are no more living one. What it means is that I found that we completely lost our unity. There was a time, that I believe was not that long ago, our body was us, our mind to. And not two separate entities, two strangers. We were feeling our body in a different way. We were simply not living in it, we…how can I explain that, we were not dissociating anything. Our body was a marvelous tool but we were not realizing it. As a kid, you run everywhere laughing and unless you fall and hurt yourself, you do not see your body. You feel things just as good, even better but your body doesn’t matter in any way.

Breath Confidential, Superbytimai

Kayden, discovering rain

And I asked myself why it was no more working like that. I think that the importance of body in our society has an impact but I believe this is something else. Beside complexes, to be « obligated » to make an appearance I believe that the most important part of it is the lost of connexion with natural, raw state.

Of course for lots of persons it is related to body image but what about others ?

You live without any regards towards your sheath (even though young people have more and more problems with body image now…that’s really great news) and then there is a break. With adolescence comes puberty, hello body changes, hormones and « problems ». I have the feeling I am one of the lucky ones for whom growing up and change did not cause any real problems.

A short poem (maybe we can call that a haïku then ?) written by Charly Cox. I found that funny yet a little bit sad.

11.01.15
Oh Kale leaves
How you depress me
I only eat you
So boys want to
Undress me.

I think that the missing part is the complete dissociation of the natural, of our primitive state as human beings, as if the magic of our body functioning and its beauty completely faded away. So I don’t know if we lost this, or if this is a collateral damage of education or else if generation after generation we got away (or we rejected) that state of mind in favor of control but I admit that I don’t really know what to think about it. Should we come back to this or not ? What’s happening next ?

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