Lueur

Je ne sais pas pourquoi c’est arrivé jusqu’à moi, mais il se trouve que j’ai reçu un mail dans lequel on me demandait un article sur les relations avec nos ex.

J’imagine que c’est suite à amitié amoureuse, mais en tout cas ça m’a fait rire. Déjà parce que les gars demandent de pondre des articles à n’importe qui voudra et de deux parce que je serai incapable de le faire cet article. Parce que je ne pense pas qu’à mon âge et vu mes expériences je suis la nana la plus calée sur le sujet. Mais c’est gentil d’avoir pensé à moi les mecs, je pense que je suis juste pas la mieux placée pour en parler. Je vous fais des bisous.

Ensuite j’ai lu un des derniers articles de Garance sur la confiance en soi. Et puis celui d’Une chic fille sur la question du milieu dans lequel on vit et en quoi ça nous différencie dans notre évolution. Et je les ai bien kiffé. Du coup je crois qu’aujourd’hui je vais mélanger tous ces sujets. Même pas peur.

En gros je crois que je vais parler d’image de soi, de comment ça se passe par rapport à nos relations et puis ensuite je te dirai ce que je pense de la différence de milieu/intelligence/beauté/ce que tu veux. (Je dis « je crois » parce que me connaissant ça peut vite devenir un tout autre article en deux secondes.)

Aujourd’hui, je crois que c’est un de ces jours où tu dois éteindre ta vie pour lire ce nouveau post. Oups. Désolé.

Je dirai que je ne suis ni la fille qui est boostée à mort niveau confiance en soi, ni la fille qui se met en face de son miroir et ne sais pas se trouver une qualité. Vous savez le « jeu » où on te demande trois qualités personnelles ? Je crois que je sais répondre.

Bizarrement je n’aime pas montrer mes défauts dans le sens où je déteste avoir à faire des choses dans lesquelles je suis mauvaise ou du moins moyenne. Je dis bizarrement parce que ce blog est un endroit rempli de doutes et de je te montre mes failles à la truelle. Et à toute la planète, si la planète veut bien regarder. Une fois j’ai entendu Estée Lalonde (si tu la connais pas c’est une blogueuse/youtubeuse) dire qu’elle était plutôt privée et qu’elle partageait beaucoup plus de choses sur internet qu’avec des personnes IRL (si t’es pas geek, ça veut dire in real life). Story of my life quoi. J’en reparlerai dans un autre post de ce que je veux bien montrer à tout l’intranet et comment/pourquoi rester privé (en quelque sorte) ou non. Du moins j’aborderai la question et je vous donnerai mon point de vue. Ouais je t’ai même pas demandé si ça t’intéressait mais bon, je suis qu’une égoïste. (Enfin c’est surtout que contrairement à d’autres blogueuses je peux pas me la raconter en mode « oui vous avez été nombreux à me demander de faire ça ». Nope.)

Dans la vraie vie j’aime bien me la jouer mystérieuse, en mode vas-y que je te dévisage en papillonnant des cils mais en même temps j’aime bien raconter ma vie à des gens que je sens de confiance, mais surtout à des personnes qui soit comptent pour moi ou bien parce que je les sens vraiment intéressés. Oui j’aime bien être le centre d’attention. Même si je le montre pas, ça fait du bien à mon égo. Pff allez on s’est déjà perdus ou bien c’est moi ?

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Comme pratiquement tout le monde je crois (sauf peut être Gary Vaynerchuck qui a l’air d’être la confiance en soi incarnée) je dirais que je suis dans des montagnes russes. Il y a des moments où c’est pas la fête et d’autres ou je me sens la sexitude incarnée. Ahah ouais, ‘fin toutes proportions gardées. Un jour quand j’avais quoi, 14 ans, on avait dû prendre des photos dans mon école de théâtre pour faire un flyer. On avait installé une bâche, mis de l’eau dessus. On devait prendre des photos de pieds, et de jambes et d’éclaboussures avec mes potes de théâtre. On s’entendait tous trop bien et on s’est tous à moitié désapés, j’étais en chemise longue et les pieds vernis, à deux doigts d’avoir les fesses à l’air et c’était trop marrant et on était tous bien dans nos baskets donc on a passé un super moment. Du moins j’ai l’impression. Pourquoi je te raconte ça, surement parce que c’est tous ces moments qui font que notre confiance en soi grandit. Et encore une fois, je crois que les gens avec qui tu passes ces moments ça joue énormément dans le fait d’être à l’aise. Au collège j’avais plein de potes devant lesquels j’en avais rien à faire de passer pour une idiote. Maintenant c’est différent. Je crois que je m’acceptais moins à l’époque mais maintenant je n’arrive plus trop à donner de ma personne à de nouvelles connaissances.

J’ai le sentiment que tout le monde a merdouillé niveau confiance en soi à partir du moment où la puberté nous a touché. Moi c’était pas ça. Niveau tête c’était pas toujours pump it up, mais sinon j’ai jamais de chez jamais remis en question mon corps. Parce que ma foi j’avais un métabolisme qui faisait que je brulais tout. Je n’avais pas à m’en préoccuper parce que jusqu’à très récemment (maintenant j’ai un peu changé) à part avoir des seins en plus j’avais toujours eu le même corps. A la plage en colo je mangeais mon paquet de M&M’s en mode rien à foutre. Et je me baladais au collège et au lycée en micro short en cours de sport. Je me faisais toujours charrier sur le fait que j’étais à moitié à poil (pourtant je suis HYPER supra pudique). Enfin on me disait « mais maud mais t’as pas froid » ?! Bon en général ça voulait plus dire rentre chez ta mère et couvre toi, que, j’ai peur que tu attrapes froid mais bon.

Sinon j’ai toujours fait ma précieuse et en même temps j’étais la première à danser en soirée. J’avais une copine qui me disait qu’elle ne pouvait pas le faire tant qu’elle n’avait pas une petite aide alcoolisée et je trouvais ça insensé. Autant dire qu’avant j’étais peureuse, j’avais peur des autres mais jamais de moi, maintenant je crois que c’est le contraire. Du moins j’ai encore peur de certaines personnes mais j’ai l’impression d’avoir perdu mon impertinence. Je trouve que c’est très facile de feindre la confiance en soi en étant impertinent et en se la jouant « fake it until you make it », mais je déteste cette approche. Je préfère paraitre vulnérable et moins fun plutôt que d’être suffisante juste pour faire croire aux autres que je suis aussi fraîche qu’un concombre. Parce qu’en faisant ça je perdrais de mon authenticité si ça veut dire quelque chose.

Je crois que c’est aussi pour ça que je déteste passer du temps avec des personnes que je ne sens pas sincères et socialiser juste pour socialiser. S’intégrer, partager des moments pour montrer aux autres que oui tout se passe bien pour nous. Je crois que ça c’est un problème d’introverti. J’aime mes amis et c’est chouette de passer des moments ensemble mais je ne considère et aime vraiment de tout mon coeur que très peu de personnes (oh le petit coeur tout mou, elle est mignonne). J’ai vraiment besoin d’approbation et d’un peu de flatterie dans ma vie, même si je sens que sinon je suis très bien toute seule. Je crois qu’au bout d’un moment il faut admettre qu’on a besoin des autres. Et non, on n’en a pas seulement besoin pour se vernir.

Moi, voir des gens « mieux que moi » sur les réseaux sociaux je m’en fiche. Un ventre plat ne m’impressionne pas. Je ne me compare très peu virtuellement à d’autres personnes (que je connaisse ou non). Que ce soit physiquement ou intellectuellement. La plupart du temps je me dis juste que je pourrais être mieux. Parce qu’en quelque sorte je sens qu’en moi j’ai un potentiel inactif et que je suis trop passive pour pouvoir le décrocher et m’en servir. Les seules personnes avec qui je me compare généralement. Et c’est assez ridicule. Ce sont des personnages dans les films, au cinéma. En sortant du ciné le soir, je marche toujours d’un pas assuré, la tête haute et je me demande ce que je peux récupérer de cool dans ce personnage. Alors à la fin ça fait un mix improbable. A aimer une fille badass, à apprécier la candeur d’une fille, ou à vouloir imiter les gestes super féminins d’une autre. J’ai envie de vous parler de la féminité aussi tiens.

Et tout ça je veux m’en servir, peut être parce qu’au fond j’ai envie d’impressionner les autres, de briller. Mais je veux être une fille rayonnante qui ne triche pas. D’habitude je garde mes sentiments pour moi. J’ai peur de ce que les autres pourraient en faire. Ici je suis nue comme une ver et ça me fait drôle (expression qui ne sonne pas français du tout ou c’est moi ?). Je ne suis pas une control freak mais je déteste être médiocre donc ça m’arrive de me réserver pour ne pas faire face à un échec dans ma vie privée. Et même si personnellement ça me déchire et parfois je me déteste pour ça, je n’ai aucun problème à l’admettre devant les autres. Mais il y en a plein qui ne comprennent pas. A une soirée on m’a demandé plusieurs choses il n’y a pas longtemps et j’ai détesté qu’on me parle comme ça. Ce n’était pas irrespectueux mais je n’ai pas de comptes à régler émotionnellement avec des gens qui sont extérieurs à ma vie intime. Flute (nan je ne suis pas énervée non plus, je suis la fille la moins rancunière de la terre, à défaut d’être susceptible). On me demandait mes goûts physiquement en matière de garçons, ce qui se passait dans ma vie sentimentale et ce que je faisais de mes soirées. Et j’avais un public assez étendu. Euh non. Soi tu réponds (perso ça me dérange quand c’est une annonce) soi tu passes pour une coincée de ne pas te dévoiler. A mon âge t’es censé te dévoiler en soirée ou sinon t’es relou.

J’arrête au niveau des relations, je commence à un peu trop raconter ma vie ahah. D’ailleurs je n’ai pas parlé de mon blog à mes anciennes connaissances/anciens amis. Ca me fait penser à Marie qui avait dit une fois que sur ton blog, tu as plein de gens qui viennent te stalker, dont tes anciens amours. J’avais pas envie de leur donner (euh mes connaissances pas mes amours, je collectionne pas non plus) cette partie de moi, je crois que c’est bizarre. Non ?

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Bref la dernière chose dont je vais parler donc, ce sont les différentes strates dans des relations entre deux personnes. Autant pour les amis je ne me suis jamais posé la question. Soit je suis à l’aise et j’aime quelqu’un soit non. Mais en ce qui concerne les relations amoureuses, ça m’est déjà arrivé de me demander si j’étais assez bien pour quelqu’un. Dans l’autre sens je crois que c’était plus « cette personne ne me parait pas hyper intéressante, sans moi » au plus dur. D’ailleurs je suis super nulle pour envoyer bouler les gens. Enfin, quand on te demande ton numéro et que tu ne veux pas le donner, c’est horrible. En plus, il y a certains énergumènes qui ne comprennent pas que t’es pas intéressé tant que tu ne t’inventes pas un copain ou que tu es lesbienne (et encore ça aussi ça les intéresse). Mais vu que j’aime pas mentir et bien je galère.

Au niveau de mes valeurs, je les ai toujours chéries et considérées donc à ce niveau je pense que je serai toujours « assez bien ». Par contre d’un point de vue intelligence ou beauté je me suis posée la question. Je dirais que j’ai le sens de la mesure, jusqu’où je peux taper niveau bellâtre. J’ai jamais été amère à me dire que je ne pourrais pas avoir un dieu grec. Je sens qu’il y en a qui ne vont pas aimer ce que je m’apprête à dire, mais je fais partie de ces gens qui pensent qu’il y a en quelque sorte des compatibilités de physique. Si cas contraire, il va surement y en avoir un qui en « contrepartie » est hyper drôle ou hyper intelligent pour faire le poids à côté.

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Moi je pense que je suis plutôt à l’aise avec les gros écarts dans tout SAUF -aie- l’intelligence. J’admets (et je sais pas si c’est craignos ou pas) que je me sens hyper nulle si je suis avec quelqu’un qui a une carte grise très supérieure à la mienne. Je ne suis absolument pas bête. Mais je suis une personne davantage dans l’émotion, le partage de conseils, l’affection et à pouvoir être un support. J’ai une culture et je sais faire des choses de mes mains mais je n’ai pas un QI surdéveloppé. Contrairement à ma soeur je suis incapable de faire une prépa par exemple. En soi tant que j’arrive à faire quelque chose de chouette de ma vie je m’en fiche. Mais je pense que si je veux être avec un crack -si je suis emmenée à être avec un crack- il va me falloir plus que ça pour faire le poids. Tu penses ça toi aussi ou pas ?

Marie, elle se pose souvent la question du milieu social d’après ses posts. Et je crois que c’est peut être (du moins moi oui) qu’une question que les milieux sociaux modestes se posent. Sauf les gens suffisants mais bon. Je suis d’un milieu social assez « élevé » je dirais et je n’ai jamais tiré une fierté de ça. Bien sur ça donne droit à des privilèges mais je ne m’en suis jamais servie à l’encontre des autres. Et dans le sens inverse, ça ne m’a jamais gênée par rapport à des amis de milieux sociaux plus modestes. Je ne me suis jamais cachée de ma « provenance » (bon je sors pas non plus de la cuisse de Jupiter hein, c’est pas ce que je veux dire). Un jour aussi je vous parlerai des milieux sociaux. J’ai PLEEEIIIN de choses à dire là dessus. Pour en revenir avec les relations et les différences, deux milieux sociaux différents ne m’ont jamais posé de problèmes. Moi j’ai « besoin » d’une personne intéressante et qui me divertisse mais la provenance sociale je m’en fous.

Bien sur après, même si ça m’énerve de dire ça, force est de constater que parfois il y a trop de différences de valeurs et ça ne colle pas. Mais par exemple j’ai connu quelqu’un qui ne venait pas du tout (entre guillemets) du même milieu social que moi et j’adorais cette personne. Par contre à force, même si d’un point de vue éducation j’avais plus de culture que lui, il était tellement brillant que j’avais l’impression de ne pas faire le poids. Et je me sentais très vulnérable et impressionnée. Même s’il ne me l’a jamais fait ressentir (tout simplement parce qu’il était l’incarnation de l’humilité). Donc comme quoi c’est juste une question de tolérance et de savoir si tu peux manager toutes ces différences dans une relation.

Wow la vache c’était long.

Sinon un dernier conseil sur ce qu’on voulait de moi… Voyons un des sujets était comment surmonter une rupture. Déjà ça dépend de qui a quitté qui et pourquoi, mais une fois digéré et après avoir pleuré un bon coup, et s’être vengé sur le pot de glace devant un film trop sentimental pour toi… Je dirais qu’il faut se rappeler à quel point tu gères la patate tout seul et se concentrer sur les choses dans lesquelles tu excelles. Perso ça booste toujours ma confiance en moi. Et évites les réseaux sociaux. Mouais les trucs où les autres s’éclatent sans toi quand t’as pas digéré c’est pas top. (En gros il faut que tu sois assez fort pour être le prem’s à te relever et à manger la vie à pleines dents) Sinon toujours se respecter et respecter les autres (même tes ex pourris. l’amertume c’est mauvais pour la santé.).

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Salut, je t’embrasse. Très fort si t’as été assez gentil pour tout lire. ∴

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