Egoïsme ou l’autre

Ma famille m’a plutôt dit que j’étais égoïste dans l’ensemble.
Je le prenais pas vraiment bien tu imagines.
J’avais l’impression qu’on me jetait toute l’ingratitude de la terre au visage.

Dès que j’avais de l’argent de poche, je l’utilisais pour faire des cadeaux. Dans ce sens j’ai toujours été généreuse. Sinon, c’est vrai (aouch ça passe mal quand même), que j’avais (j’ai peut être) toujours du mal à faire des trucs pour les autres qui empiétait mon petit confort.
Encore une fois, avec les amis ça passe en général. Tout simplement parce que je n’avais pas de grands sacrifices à faire, mais avec ma famille, quand je disais non jusqu’à pleurer parce que je ne voulais pas rendre un service qui me plaisait pas, pour ne pas démordre c’était compliqué. Mes parents ont toujours dit que c’était de l’égoïsme ou la flemme. La flemme. Je suis du genre passionnée. Si un truc me plait je ferais tout mon possible pour le réaliser. Dans le cas contraire, je m’en bats les cakes. Pardon my french.

C’est pas toujours facile d’accepter sa connerie/flemme/je ne sais quoi, de tolérer des engueulades, seulement parce qu’on a pas voulu donner de sa personne, et qu’on a préféré nourrir son égoïsme.

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Parfois c’était la flemme, mais pas que. Il m’arrivait d’avoir peur de faire quelque chose, parce que jamais fait encore. Ou encore parce que plus jeune j’avais très peur de parler à certaines personnes. J’étais une vraie pile à la maison, je faisais le pitre devant mes parents et ma soeur. Dans la rue je faisais une imitation complètement débile de Charlie Chaplin, mes parents étaient hilares, et je me foutais du regard des autres. Et puis on me demandait d’aller chercher du pain en face et j’avais la trouille. Ouais je sais.
Bon il se trouve que maintenant je n’ai plus les même angoisses. Mais je dirai que ça reste dans le même ordre. Toujours des peurs irrationnelles qui me font péter un boulon quand on m’y « force ». Que ça parait facile voire anodin pour certaines personnes, mais pour moi c’est paralysie du dimanche. Alors que je suis capable de faire des choses bien plus complexes et effrayantes d’autres fois.
Le problème c’est toujours le regard de l’autre.

Je crois que je suis plus du genre à faire des choses pour les autres (même si elles ne me plaisent pas particulièrement) spontanément, que de rendre des services quand on me les demande. Parfois ça bloque.
J’ai l’impression en écrivant ça que je suis la seule andouille à faire comme ça.
Bien sur, je me fais « violence » de temps en temps, mais c’est pas gagné.

Problème d’égo, devant beaucoup de gens, je ne veux pas paraitre mauvaise alors je le fais sans me poser de questions. Devant mes parents, je les connais trop, ils me connaissent trop. Je ne pose pas beaucoup de barrières sur mon image. Avec des « étrangers » (aka tout les autres) je me force. Parfois, c’est thérapeutique. Parfois je déteste ça. Et d’autres ça me fait me sentir mal. Bon j’évite d’en parler. Mais ça marche quand même comme ça.

(Tu sais, j’ai commencé un journal intime pour éviter en écrivant, de vouloir raconter trop de choses personnelles ici. Mais en fait ça marche pas.)

Je t’ai déjà dis il y a pas longtemps, que je ne savais que trop penser de « comment ou quoi dévoiler » aux autres. Et bien là on y revient. Est ce que vous aussi vous avez un caractère complètement différent (enfin on se comprend) avec vos parents par rapport à vos autres proches (oui nom bizarre pour inclure les amis et éventuels copains/copines) ?
Il y a peu de temps j’ai parlé à quelqu’un du fait que j’ai vraiment du mal à me dévoiler et que ça risquait d’être compliqué pour moi. Que je le faisais très peu, surtout en dehors de mon cercle familial. Parce que déjà ça me fait peur, et puis parce que je déteste être vulnérable/donner de ma personne de façon très intime parce que je ne veux pas qu’on connaisse tout de moi. Et il se trouve que cette personne avait peur que je sois fausse ou que je cache quelque chose d’effrayant si ça me posait autant problème.

En soi, vouloir tout garder pour moi c’est de la peur, mais c’est aussi de l’égoïsme. Le problème c’est que l’autre en a besoin. Comme toi tu as besoin de savoir, de comprendre l’autre.
Ne pas parler de soi c’est égoïste.

C’est comme ici. Parfois je veux écrire ici mais je prend du temps pour les autres donc je néglige mon blog. Alors que mon blog c’est une extension de moi (oui comme ça ça parait pompeux voire abusé). Mon blog me « fait du bien » en soi.

Ici, c’est comme une forme d’égoïsme. Donc quand je néglige mon blog, c’est pas vraiment parce que j’ai la flemme de venir, ou de prendre mon temps pour écrire. Mais davantage parce que je me tourne plus vers d’autres personnes, que je suis moins égoïste envers les autres. Que je veux plaire à certaines personnes. L’année passée, j’étais tout le temps présente ici (j’écrivais de 2 à 4 posts par semaines) et cet été que dalle. Tout simplement, je crois, parce que cet été j’ai été avec ma famille, à l’étranger, avec mon copain, bref tu vois le truc. Pas le temps d’être égoïste. Alors qu’en période scolaire j’avais juste mes amis, ma famille à l’autre bout de la France, et moi seule.

En soi être égoïste ça me permet de gagner une « qualité » qui est celle de ne pas me laisser influencer, de ne pas sacrifier mes principes. Je sacrifie seulement du temps, et je fais des efforts pour les autres. C’est tout.

Ce qui est un peu compliqué, c’est quand l’autre devient ton égoïsme. Là je comprend difficilement. Mais quand tes proches deviennent une priorité, que leurs envies ou besoins envahissent nos pensées et change nos perspectives c’est étrange, voire on se sent submergé et inconfortable.
Pour moi ça va je dirai pour une période courte. Mais si c’est un regard que l’on appuie constamment et dont on ne sait que faire, qu’on a l’impression de limer, d’user notre attention… Même si ça nous fait du bien un moment d’avoir nos yeux remplis de tendresse, qu’on est prêts à tout donner à nos parents, à nos frères et soeurs, compagnons (bon ta go quoi), ou amis ça peut devenir épuisant. Voire intenable au long terme.
Enfin je parle de moi, peut être parce que si je porte trop longtemps mon attention vers quelqu’un d’autre, de manière constante, sans rester seule (vraiment seule) je crois que je finirai par étouffer et me sentir mal. Et comme certaines personnes qui ont cette attitude similaire à la mienne, ça ne se verrai pas parce que je ne suis pas du genre à aimer montrer mes émotions à la vue de tout le monde. Et si c’est devant des proches, ça me bousille quand même un peu, même si je prétend le contraire.

Ouh c’était bien sérieux, bien dramatico guimauve aujourd’hui (vivement la rentrée que cette période stoppe pas vrai)..

Toi t’en penses quoi de l’égoïsme ?

Bon sinon je rentre d’Angleterre mardi, et je suis un peu triste… Bouhou, en plus je rentre en bus, genre 8 heures le truc (oui c’est relou de faire les choses écologiquement). Manque plus qu’il pleuve et je vais déprimer sec. Mais c’était génial… Et j’ai rencontré des gens top.

Bon, bisous.

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