Trust your gut

Je crois qu’on sous-estime beaucoup, généralement, à quel point on détient de pouvoir.

J’ai beaucoup dis non, crié et défendu qui j’étais quand j’étais gamine.
Ces dernières années je me suis tue, j’ai fais les mauvais choix ou du moins pas fais les bons, je sentais que je trahissais mes désirs, mes croyances et beaucoup de choses dans ma vie.
J’ai toujours été plutôt égoïste. Petite, on me le disais souvent. Pas que je n’étais pas généreuse, mais quand je défendais quelque chose en laquelle je croyais, je ne changeais pas d’avis. Si je voulais garder quelque chose pour moi et chérir une idée, un sentiment ou quelque chose de physique je me mettais en colère si on voulait me le retirer ou parfois le partager. On m’a tellement reproché cette attitude que j’ai essayé de m’en éloigner, et peut être un peu me perdre par la même occasion. J’imagine que d’avoir renoncé à ma « liberté » d’esprit (même si parfois elle était au détriment des autres) m’a complètement éloignée de ce que je voulais réellement de ma vie. Il y a eu une période où j’avais le sentiment de toujours mal faire, faire les mauvaises choses, d’arrêter d’apprendre et de grandir. Et pour moi ça, c’est le coup ultime. Je n’ai jamais voulu autant quelque chose que d’apprendre des choses sur moi et les autres. La croissance était ma source de satisfaction première. Celle qui te fais te sentir bien à court ET à long terme.

Ce week end j’ai eu une discussion avec une adulte. La quarantaine disons. Et je lui expliquais que l’année prochaine je voulais me mettre en colocation. J’ai passé 4 années d’étudiante seule, ou un peu avec ma soeur, et je me suis tout le temps sentie désespérément seule. Maud la fille tragique. On m’a toujours posé la question « T’en as pas marre d’être seule/de passer du temps seule ? » et j’ai toujours répondu non avec la plus grande honnêteté. Jusqu’à ce que je sois avec mon copain et que j’ai compris ce que je ratais. Sauf que. J’ai une tolérance de sociabilité qui a ses limites.

C’est de ça dont je parlais avec cette dame. Que je suis quelqu’un qui se recharge seule. Qui a besoin de ce temps pour être disponible et me sentir bien. J’ai besoin des autres pour me sentir heureuse mais être seule et faire « mes affaires » ne pouvait rien remplacer pour que j’avance et me sente bien. Et au double de mon âge, elle était épatée à quelle point je n’avais pas honte d’assumer ce besoin et d’en parler ouvertement. Elle m’a dit qu’elle avait toujours eu une impression de honte personnelle pour ne pas « réussir » à encaisser plus longtemps et ne pas savoir « faire avec ». C’est fou pour moi.
Le nombre de personnes qui se sacrifient, ou une partie d’elles mêmes parce qu’on n’a pas osé connaître mieux, ou autre chose.

J’ai décidé dernièrement d’être plus honnête avec moi même et avec les autres: je donne mon avis bien plus souvent qu’avant plutôt que de ne rien dire « par peur de ».
J’ai décidé de me faire plus confiance en ce qui concerne mon intuition. J’ai toujours eu de la chance d’en avoir, et ça me servait beaucoup et m’apportait plein de positif dans ma vie. Jusqu’à ce que.

Je suis une personne qui prime souvent la raison plutôt que le coeur. Je suis très émotionnelle mais montre peu mes émotions. Je suis contradictions. Je fais une différence entre agir selon ses ressentis/son affect et l’intuition. L’intuition a l’avantage d’être reliée avec l’expérience, la vivacité d’esprit et une première impression qui ne trompe généralement pas. Je suis quelqu’un qui se remet extrêmement en question, revoit beaucoup ses acquis, et je ne veux pas abandonner cette forme d’intelligence par lassitude parce que la curiosité et se positionner depuis plusieurs points de vue est je trouve, d’une richesse extrême. Mais. Mais à chaque fois que j’utilise mon intuition lorsqu’il s’agit de décisions importantes ou de ce que je désire, pour moi, cela trompe tout autre mécanisme utilisé pour ma croissance et mon bonheur. Utiliser mon intuition me rends heureuse par la suite. Tandis que mes décisions prises pour contrer un mauvais sentiment -je ne me sens pas valorisée-, par hâte, jugement, colère, -qu’est ce qu’on va dire/penser de moi- ou n’importe quel bêtise, me rendent misérable.

Je crois qu’il faut réapprendre à s’en servir. Qu’il faut la chérir et avoir une certaine reconnaissance pour elle pour qu’elle fonctionne. Je trouve que croire en notre intuition, c’est se faire confiance et savoir que jamais personne ne nous connaîtra mieux que nous, ne pourra faire les meilleurs choix pour nous et être aussi fiers que lorsque quelque chose nous a été « donné » parce qu’on l’a cultivé et on s’est battu pour.

Prochainement je vais beaucoup parler d’amélioration de soi, de livres, d’instruction. Peut être que ça fait gourou stupide mais prendre le temps de se connaître, de s’instruire à agir de la manière qui nous ressemble, notre « bon » nous est crucial pour moi pour être cohérent dans nos idées, envies et espoirs. Et j’aimerais consacrer du temps sur ce blog, sur ces sujets. Sachant que mon blog, c’est la transcription de mes doutes, envies et réflexions à cet instant de ma vie, c’est ce qu’il se passe en ce moment. Et ce sera dans ma vie et également sur ces pages du coup. Creepy shit.

PS: Il fait enfin beau. Trop trop bien.
Le sport ça marche toujours aussi bien pour moi.
Aujourd’hui j’ai écris pour la première fois dans mon vrai Productivity Planner qui est arrivé chez moi (yes) et ça m’a mis de super humeur et c’est cool.

Bisous, à bientôt.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :